samedi 19 juillet 2008

Le faux moi. Face au tabac. Episode 5.

Ces derniers jours j’ai eu un rêve concernant le tabac et la recherche spirituelle. Je discutai avec mon directeur de maîtrise de philosophie que je n'ai plus vu depuis plus de dix ans, c'est un catholique porté sur la phénoménologie mais assez cloisonné spirituellement même si le port de son noeud papillon et sa manière de penser sont des affirmations d'une volonté de style. Symbolisait-il mon propre passé ? Mon père a relaté le fait que l'homosexualité n'était pas pour moi condamnable spirituellement, ce qui était une provocation. Et à un moment ma femme m’a orienté sur la question du tabac autrement provocante. Elle a cité Sri Aurobindo qui à quelqu’un qui s’étonnait de le voir fumer un cigare alors qu’il prétendait suivre une voie spirituelle affirma : je ne suis ni pro-tabac ni anti-tabac. Alors qu’il y a plusieurs mois que je ne fume plus que très rarement et plusieurs semaines que je n'ai plus du tout fumé, je me suis vu fumer une cigarette en première personne c'est-à-dire vraiment en pleine conscience. Un peu comme çà :
Et tout en laissant s'exhaler un jet de fumée, j’ai nuancé la citation de Sri Aurobindo. En constatant que du point de vue du champ de conscience où la scène se déroulait avec la fumée, la cigarette à la main, j’étais avant tout transparence de ce champ de conscience où un corps fumait, j'ai dit en toute rigueur :
« Je suis non-tabac ».
Summum de la provocation vis-à-vis de toute spiritualité religieuse bon tain ? C'est paradoxalement la description de la divinité du champ de conscience au-delà des faussetés égocentriques qui me particularisait en tant qu'individu.
Ce constat, déduit d’une observation rigoureuse du champ de conscience où moi, les autres et le monde paraissent en toute continuité et égalité, était une formulation provocante pour celui qui de l’extérieur identifie faussement l’unique champ de conscience avec son moi, son corps, ses désirs, ses sensations, etc.
Le moi usuel est en effet prisonnier de cette représentation de soi-même :
Ceci est faux. Car il y a à l’évidence dans notre champ de conscience du personnel, de l’interpersonnel et de l’impersonnel : notre champ de conscience ne peut se réduire à notre seule personne et être simplement localisée dans notre cerveau.
Certes le champ de conscience est orienté individuellement mais d’où vient l’idée que nous nous appelons untel, que nous tels et tels défauts ou telles et telles qualités sinon du fait que nous soyons une conscience mentale et émotionnelle en constante interaction sociale. Notre personne n’est pas une substance isolée mais bien le résultat d’un processus relationnel.
Matériellement il est orienté par ce corps et non un autre, cela ne légitime-t-il pas l’idée d’une conscience individuelle séparée des autres ? Mais à bien y regarder en soi ce corps n’est pas séparable du reste de l’univers dont il est un processus transitoire tel un tourbillon temporaire dans l’eau d’une rivière. Ainsi ce champ de conscience est le champ de conscience de l’univers avant d’être celui d’un corps et d’une personne.
Ce schéma que je dois à Douglas Edison Harding montre que dans le miroir nous avons le corps vu de l’extérieur que nous associons automatiquement à notre ego séparé. Mais il montre que nous avons le corps vécu à l’intérieur du champ de conscience en première personne authentique (le Soi des hindous) qui en tant que tel implique le processus entier de l’univers et en même temps l’englobe en le transcendant. Autrement dit en première personne, je ne suis pas ce corps séparé du reste de l'univers, je suis une prise de conscience du processus l'univers qui le génère et surtout je suis un champ de conscience qui tout en l'incluant s'en détache.
Ceci nous incitera donc à ne pas considérer le tabac d’un point de vue seulement personnel mais aussi universel. Quel est le juste positionnement social au sein du processus de l’univers et de l’évolution du champ de conscience impliqué au sein de l’évolution du vivant ? Quel est la place du tabac dans ce processus ?
Nous resterons ainsi positionné sur cette question de la place du tabac dans le processus universel tranquillement puisque le champ de conscience est aussi clairement un Non Soi. Même si malheureusement rares sont les bouddhistes qui reconnaissent les propos du bouddhisme dans l’analyse qu’en font les amis spirituels de Douglas Harding, il y a un vide évident de conscience au sein duquel tout ce qui est dans la conscience apparaît. Il suffit de regarder à l’intérieur de l’intérieur de ce que pointe le doigt quand il pointe vers le regard d'où s’oriente le champ de conscience vers l’extérieur. Si nous ne faisons pas du dedans un dehors, il y a une pure conscience sans objet, invisible, sans qualité dont la transparence se prolonge en tout point du champ de conscience. Celui qui ne prête pas attention en pointant ainsi du doigt vers ce qui regarde dira qu'il n'y a rien de ce côté là. Mais il manquera le presque rien de conscience libre de tout objet et dont la présence imprègne en fait tout ce qu'il y a de conscient. Il manquera le Non Soi ainsi que son vrai Soi.
Il n’y a rien à l’intérieur de l’intérieur du champ de conscience visuel. Mais ce rien si on est attentif entoure donc tout le champ de conscience et l'imprègne tout entier. C’est tout simplement la vacuité qui le traverse même si certains bouddhistes nieront l'évidence pointée ainsi par Douglas Harding. Comme du point de vue auditif le silence, le vide de son transparaît en arrière plan de tout son. Comme du point de vue de l’espace du toucher il y a une absence de sensation et une transparence où se détend n’importe quelle sensation.
Le JE SUIS, le SOI qui englobe le processus de l’univers et transcende notre personne en tant que champ de conscience pure est donc tout entier imprégné d’un presque rien voire d’un rien qui relativise ce qui apparaît même au plus près dans le champ de conscience. La cigarette est déjà alors bien loin de nous ainsi que le fumeur dont le corps fume là-bas. Et si ce corps de fumeur ne fume pas et que l'envie de fumer le taraude, l'envie elle-même si on ne trahit pas sa vraie nature paraîtra bien loin de notre véritable nature.
Ce presque rien ôte toute propriété au champ de conscience et même sa caractéristique centrale d’être un SOI : c’est en ce sens un NON SOI qui n'est pas ce fumeur là-bas, qui n'est pas cette consommation de tabac là-bas.
Mon rêve s’éclaire alors. Ce qui se percevait ainsi :
Peut se comprendre ainsi :
Du (non) point de vue d’un le champ de conscience qui trouve sa (son) (dés)orientation au sein du NON SOI, il y a une liberté vis à vis de la question du tabac qui peut grandir. L’ego ce mouvement égo-centrique dans le champ de conscience seul est enchaîné et il a bien du mal à alterner une période de non–tabac avec une période de tabac. Pour se maintenir il lui est plus simple d'être pro-tabac et d'assumer la dépendance au sein du corps qu'il affirme être ou d'être anti-tabac et de rejeter la dépendance au sein du corps qu'il affirme être. Evidemment je peux me contenter de rester un fumeur dépendant en maugréant de temps contre ma dépendance. Si par contre je veux expérimenter une liberté vis-à-vis du tabac, puis-je me contenter de renoncer à jamais joyeusement à la moindre forme d'ingestion de tabac ? Car si par exemple je veux être parfaitement libre de la télévision, je ne dois pas me contenter de me débarrasser de mon téléviseur, car quand je serai confronté à un téléviseur allumé chez une connaissance ou dans un lieu public, mon attention sera-t-elle libre ? Être libre de la télévision consiste donc entre autre quand la télévision est allumée à être capable de ne jamais vraiment focaliser toute son attention sur elle c'est-à-dire à rester disponible pour une conversation ou bien à répondre à une sollicitation extérieure qui s'imposerait à nous. J'ai observé qu'en fait les opposants à la télé sont rarement libres en ce sens de la télé quand il y a dans une pièce une télé allumée pour l'ambiance. Les pires bien sûr sont ceux qui pensent qu'il faut vous convaincre de vous débarrasser de votre télé, puisque personne selon eux ne peut être libre face à une télé allumée. Le même schéma peut s'appliquer au tabac, un ex-fumeur est malheureusement très rarement libre du tabac face à quelqu'un qui est justement en train de fumer, quelqu'un de puissamment libre du tabac pourrait fumer un jour exceptionnellement puis ne plus fumer la plupart du temps s'il entend être capable de répondre à une situation où il serait juste d'ingérer du tabac. L'ego quand il éprouve le besoin de faire de la propagande de quoi que ce soit jugeant que l'autre doit absolument suivre ce chemin pour être libre est fort loin d'être libre.
La liberté est donc d'abord le fruit d'une démarche spirituelle d'ensemble où plus notre attention se nourrit du NON SOI, plus le SOI s’éprouve comme une liberté auto-créatrice. Celui qui découvre une telle liberté ne fera pas de propagande : il répondra au Soi qui en l'autre se cherche, il prendra garde à ne pas trahir le Soi en niant qu'il puisse être un Toi... Le tabagisme ou l'anti-tabagisme sont trop souvent des façons de nourrir la réduction du champ de conscience à l'ego. Cette réduction n'est pas à rejeter puisqu'elle permet au Soi de s'entendre comme un Toi mais entretemps quelle désorientation existentielle !!! Et la question du tabac l'illustre assez bien. Ainsi tel ego dans son ignorance du champ de conscience aura besoin de lutter pour justifier la prise de tabac face aux lois médicales et il s’appuiera aisément sur l'idée du plaisir de fumer pour en apparence narguer avec ses amis fumeurs la mort de leurs petites personnes et tout ce qui a trait aux limites physiques de leurs corps habités par leurs petites personnes. Inversement tel autre ego aura besoin de lutter contre le tabac car ignorant de la non mortalité du processus inhérent au champ de conscience où il se déploie, il craint pour sa survie, il cherche à contrôler (vainement) le devenir de son corps et il se venge du sacrifice de son ex-plaisir de fumer en s'en prenant à ceux qui fument et qui paraissent eux narguer la mort.
Le SOI lui n’a ni désir de mourir ni désir de survivre au niveau personnel où il s'individualise, il est processus d’évolution consciente de la conscience. Quant au NON SOI, sa paix se réalise irradier le spectacle de l’évolution : la paix du NON SOI embrasse l'extase de ce qui manifeste comme champ de conscience aussi bien que la dégénérescence de ce qui s'est manifesté comme champ de conscience.
Ainsi du point de vue spirituel même si à vrai dire la plupart des fumeurs fument pour se divertir des forces spirituelles, il existe des fumeurs qui sont plus libres que ne le sont la plupart des ex-fumeurs. Vais-je refuser un enseignement sur l'authentique liberté spirituelle sous prétexte que celui qui me le propose fume ? Suis-je à ce point prisonnier de l'idée qu'un fumeur est un drogué et donc qu'il n'est pas libre pour ignorer la liberté d'un maître spirituel qui fume ?

Stephen Jourdain un enseignant spirituel (reconnu entre autres par Arnaud Desjardins, un des plus célèbres enseignants spirituels français actuels) est un gros fumeur qui a de plus de soixante dix ans et qu’on ne sent pas affecté par plus 50 ans de tabagisme aigu. Son attitude est comme un défi aux lois biologiques : il montre que la conscience libre libère en un sens le corps de certaines lois matérielles. Dans son cas il s'est mis à fumer alors qu'il avait atteint une liberté que le tabac ne pouvait sans doute pas réduire. Un ego qui se met à fumer dans sa perspective égocentrique ne peut affirmer qu'il affirme par là sa liberté !
De nombreux enseignants spirituels hindous ou bouddhistes furent des usagers du tabac tels Taisen Deshimaru (qui introduisit le Zen Soto en France et en Europe), Nisargadatta Maharaj ou Ramsuratkumar (un disciple de Ramdas maître de Lee Lozowick un ami spirituel de Arnaud Desjardins). D’ailleurs on remarquera que chaque spiritualité religieuse autorise voire initie à l’usage modéré d’une drogue tout en en interdisant d'autres pour mener l'exploration de la conscience qu'elle propose. La messe chrétienne comporte l'absorption modérée d'alcool mais on ne fume pas à la messe, des rites hindouistes comportent l'usage du cannabis et de l'alcool mais la prise sera rituelle et obéira à une tradition non au désir du participant, les moines zen font souvent usage de l'alcool pour tester un disciple mais tiendront à ce que personne ne soit alcoolique, etc.
Les chamans de l’Amazonie ou du Mexique font usage du tabac pour modérer l’énergie vitale issue d’une expérience chamanique. Cet usage s'inscrit donc dans un cadre rituel et précis. Il ne s'agit de griller une blonde sans y penser et de constater avec horreur que le paquet est presque vide. Certains de ces chamans utilisent le tabac en très grande quantité (une variété qui n'est pas celle de l'agriculture intensive et productiviste) et ont des visions qui leur permettent d'explorer des dimensions où ils apprennent entre autres à soigner des malades. Sur ce sujet, le livre de Jérémy Narby, Le serpent cosmique apporte des précisions utiles et des indications de lecture.
Richard Moss un autre enseignant spirituel se méfie lui du tabac qu’il soupçonne justement de servir la plupart du temps de coupure avec les énergies transpersonnelles (au-delà de notre conscience égo - centrique, une conscience pas forcément égoïste mais toujours centrée sur notre ego) de la conscience avant qu’elles puissent se réaliser comme le processus du champ de conscience transpersonnel d’un SOI/NON SOI. Selon lui le cancer sanctionne un tabagisme qui au fond empêche l’ego de sombrer au moins momentanément dans les énergies transpersonnelles du champ de conscience. Mais rejoignant le point de vue des chamanes, il constate que le tabac n’affecte quasiment pas la santé de ceux qui ont des tendances schizophréniques. Implicitement, il admet donc que certains maîtres spirituels ou chercheurs spirituels ne soient pas affectés au niveau de leur ouverture de conscience par leur usage du tabac.
Ceci amène à s’observer face au tabac à l’aide d'authentiques questions spirituelles en rejetant celles d'un point de vue égocentrique qui considèrent la santé d'un corps séparé de l'univers, l'avoir financier, et bien sûr l'orgueil personnel.
Quand je fume à ce stade de mon cheminement spirituel s'il m'arrive de fumer, est-ce que je cherche vraiment à être libre du désir de fumer comme du désir de ne pas fumer ? Est-ce que je renforce dans mon attitude face au tabac mon ego contre la réalisation du champ de conscience en première personne (Soi/non Soi) ? Est-ce que dans mon rapport aux drogues qui modifient mon champ de conscience dont fait partie le tabac, ,j’ai en vue une réalisation spirituelle équilibrée c’est-à-dire transpersonnelle du champ de conscience par opposition à un éventuel déséquilibre infrapersonnel du champ de conscience qui loin de transcender notre personne la brise et peut la mener à la folie ?
Si notre but spirituel est de réaliser le Soi, le Non Soi sans vraiment s'interroger sur le processus de l'univers dont nous ne sommes qu'une prise de conscience, il ne paraît à un cerain niveau spirituel ni bon ni mauvais de fumer ou de ne pas fumer. Mais si nous allons du côté de spiritualités qui intègre le souci du processus de prise de conscience de l'univers alors il convient d'observer ceux qui nous ont précédé sur ce type de chemin spirituel.
Douglas Harding à qui nous devons notre approche affirme : "Pour ceux qui abusent du tabac, nous tenons ici un traitement énergique, puisqu'il supprime la cigarette en supprimant le fumeur. Au cours d'un récent programme de télévision, deux participants reconnurent qu'ils fumaient « pour remplir le vide qui sépare leurs deux oreilles » ; manifestement, ceux de nos amis qui pratiquent cette vision et cessent de craindre ce vide se sont mis à fumer moins ou plus du tout."
Sri Aurobindo qui a affirmé qu’il n’était ni pro-tabac ni antitabac a cessé de fumer comprenant que l'odeur du tabac refroidi incommodait Mira Alfassa sa compagne spirituelle même si elle ne s'en irritait pas. L’un et l’autre ont ainsi finalement rejeter l’usage du tabac dans leur quête d'une évolution consciente de la conscience au coeur du processus universel ; cependant quelques chercheurs spirituels marchant à leur suite tel un Satprem se virent attribués régulièrement de l'argent pour du tabac qu'il pouvait fumer en dehors des limites de l'ashram. Plus tard Satprem sous-entend dans un de ses Carnets d'Apocalypse des années 80 que ayant acquis une conscience et une connaissance au-delà de notre champ de conscience mental fumer s’avère de sa part une erreur spirituelle. Le progrès spirituel sur une voie spirituelle d'évolution consciente de la conscience ne peut-il pas nous conduire naturellement à ne plus fumer non pas au nom d’informations mentales toujours partielles et de la peur égocentrique mais du point de vue d’une compréhension directe et intime du désintérêt du fait de fumer ?
S’agissant de mon aventure spirituelle personnelle sur une voie d'évolution consciente de la conscience, j’en suis arrivé à un état où me voici libre du tabac puisque fumer ou ne pas en fumer sont également possibles même en présence de fumeurs. Toutefois, quand il m'arrivait de fumer assez régulièrement, j’ai privilégié le tabac 100% pour éviter la chimie qui démultiplie la pollution non seulement du fumeur mais de ceux qui vivent et travaillent autour de l’industrie du tabac. Malheureusement il n’y a pas de tabac Bio qui garantirait un usage sain des sols et des eaux. Il aurait été plus urgent d’imposer un tabac sain au lieu de chercher à l’interdire publiquement tout en le tolérant dans le privé. Ceux qui ferment les yeux sur les mauvaises pratiques biochimiques de l’industrie du tabac en disant que de toute façon le tabac est mauvais montrent qu’un anti-tabac se moquent bien de la réalisation et de l’évolution consciente du champ de conscience global. Dernier point, comme j’essaie de servir le développement d’une conscience physique plus aigüe, ma consommation est devenue au fil du temps de plus en plus sporadique et ritualisée : JE SUIS non-tabac mais si ce corps auquel ma petite personne égocentrique se réfère fume, il en semble parfois affecté au niveau de son lien au champ de conscience qu'il incarne et de la circulation des énergies - forces de conscience - qui le traversent (contrairement apparemment aux corps d’un Aurobindo ou d'un Satprem au début de leur cheminement spirituel). L'effet de la nicotine sur le cerveau semble dans mon expérience ne pas s'opposer à un esprit méditatif au contraire mais par contre les goudrons et autres déchets de la fumée semblent immédiatement nourrir en moi une fermeture du corps à la conscience en stimulant certains dysfonctionnements et faiblesses propres à ma constitution physique. C'est comme si la lumière que me donne le tabac dans la conscience éclairait les difficultés que l'usage du tabac stimule au niveau de ma conscience physique. Au stade où j'en suis le sport semble davantage profitable à mon évolution de conscience car il permet lui aussi d'éclairer les fermetures du corps physiques mais tout en permettant à des forces de conscience de travailler à leur transformation.
Je ne crois guère aux méthodes de libération de quelque dépendance que ce soit par des automatismes mentaux ou des raisonnements plus ou moins rhétoriques nourrissant davantage le vécu ego-centrique de la conscience et stimulant son désir de toute-puissance. Je sais juste qu’il faut constituer une série de programmes de déprogrammation mentale qui permettent de revenir à la présence du champ de conscience au-delà de l'ego et de se soumettre à ses processus évolutifs qui procèdent par des flux de consciences forces, des intuitions, des visions, des rêves, etc.
Tout renseignement intellectuel dans les choses spirituelles n’est donc que le doigt qui pointe le trésor spirituel si proche, tellement en évidence que la plupart du temps on ne voit que mon (son) doigt.

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