Un chemin vers une conscience directe élargie de la matière est-il possible ? Si notre compréhension des limites de notre conscience mentale à travers les limites de notre technologie est juste alors n'est-ce pas le chemin le plus radical et authentique vers une évolution de plus en plus consciente de la conscience ?
jeudi 19 mai 2011
LIMITE DE LA CONSCIENCE MENTALE REVELEE PAR LES LIMITES DE LA TECHNOLOGIE. ECOLOGIE ET SPIRITUALITE INTEGRALE 1.
Un chemin vers une conscience directe élargie de la matière est-il possible ? Si notre compréhension des limites de notre conscience mentale à travers les limites de notre technologie est juste alors n'est-ce pas le chemin le plus radical et authentique vers une évolution de plus en plus consciente de la conscience ?
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Serge Durand
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Libellés : Evolution de la conscience., Evolution politique et spiritualité.
jeudi 21 avril 2011
POLITIQUE FICTION D'UNE DIVINISATION DE L'HUMANITE.
Quel serait l'enjeu spirituel d'une telle évolution sociale et politique ? Une harmonie de plus en plus consciente et développée entre la créativité individuelle et la solidarité collective.
Dans un clan, une tribu, la créativité individuelle est limitée par la pression du clan pour se perpétuer. Le Seigneur de guerre, le héros mène le clan dans leur propre créativité au dépend souvent de toute solidarité...
La royauté a toujours conduit à un système social hiérarchique assez rigide. C'est à partir de la démocratie qu'on trouvera un meilleur équilibre entre solidarité collective et créativité individuelle. Liberté, égalité, fraternité, notre devise française ne traduit-elle pas un tel idéal ? Au XIXème siècle, Pierre Leroux un des rares penseurs de gauche à s'être intéressé à la spiritualité occidentale et orientale en lien à la politique est aussi l'un des premiers à avoir développer cette devise. Dans de l'humanité, il estime que chaque individu humain qui a le mouvement et la vie du sein même du divin joue en lui-même le sort de l'humanité. Car selon lui le moi individuel n'existe jamais isolé de l'humanité entière.
Prendre conscience de ce point reviendrait à fonder spirituellement la fraternité qui seule réconcilie la tension entre égalité de dignité et liberté de penser, de créer ou d'entreprendre. La fraternité comme prise de conscience de notre non séparation entre moi et humanité éviterait les dérives socialistes et libérales.
Sri Aurobindo lui même attachait beaucoup d’importance aux valeurs révolutionnaires, exprimées dans la devise : «Liberté, Egalité, Fraternité» qu’il commentait de la manière suivante :
« Les révolutionnaires français étaient avant tout désireux de parvenir à une liberté et à une égalité politique et sociale sans accorder d’attention suffisante à la fraternité ; c'est le manque de fraternité qui explique les lacunes de la Révolution Française. Sans l'esprit et la pratique de la fraternité, ni la liberté ni l'égalité ne peuvent être maintenues au-delà d'une brève période. Les Français ignoraient l'aspect pratique de ce principe ; ils faisaient de la liberté la base, de la fraternité la superstructure, faisant ainsi reposer le triangle sur son sommet. Car en raison de la prédominance de la Grèce et de Rome dans leur imagination, ils étaient imbibés de l'idée de liberté et n'acceptaient que pour la forme le principe chrétien et asiatique de fraternité. Ils bâtirent en fonction de ce qu'ils connaissaient, mais le triangle doit être inversé afin de pouvoir tenir d'une façon permanente »
En termes contemporain, il s'agit d'éviter la dérive ultralibérale où l'égocentrisme est confondu avec la créativité individuelle comme on doit continuer à mettre un terme aux entreprises de massification totalitaire fascistes et communistes pseudo-égalitaires.
C'est à ce niveau que la démocratie pourrait être transformée en profondeur si par hasard la spiritualité devenait plus courante entraînant une érosion de l'égocentrisme.
La volonté générale de Rousseau qui inspire notre idéal démocratique est rarement connue pour ce qu'elle est. Elle s'inspire de l'harmonie musicale : elle est la recherche d'un point de vue qui intègre chaque volonté individuelle comme le chant d'une chorale intègre chaque voix individuelle. Le tout d'une chorale sans trahir la tessiture des voix individuelles a une dimension qui n'est dans aucune des voix en particulier.
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Libellés : Evolution de la conscience., Evolution des mentalités., Evolution politique et spiritualité., Sri Aurobindo
mercredi 20 avril 2011
VOTER REVIENT A NE PAS IGNORER LE PALIER DEMOCRATIQUE DE L'EVOLUTION DE LA CONSCIENCE.
Il y a là un rejet de la modernité qui à la fois a des traits postmodernes et des traits prémodernes.A vrai dire nous sommes à la frontière d'un saut évolutif dans l'évolution des consciences du point de vue de leur mentalité.
La perfection est un chemin où à la croisée du pire et du moins pire, il faut savoir faire son choix à chaque pas. Soyons honnêtes, regardons-nous. Nos complicités avec le pire de nous-même conjuguées à celle des autres est la vraie source du chaos. Mais quand nous ne sommes plus complice de la nôtre, il faut admettre le fait qui suit. Une intelligence au niveau collectif ne grandira pas d'un seul coup à moins d'une catastrophe que la sagesse et la compassion nous commandent d'éviter.
A vrai dire la démocratie devrait permettre ce choix fondamental, d'être en relation ou non avec l'Etat (en dehors des questions de justice bien sûr). On pourrait même imaginer qu'il y aurait les citoyens ayant choisi d'être sans État ayant le droit de voter ou non, côtoyant les citoyen avec État. (A vrai dire le pluralisme postmoderne devrait être capable d'offrir la combinaison politique permettant simultanément ces divers choix. Bien sûr on distinguerait le refus de l’État relatif à la solidarité (médecine, aides, éducation, etc.) du refus de l’État servant la justice protectrice des droits de chacun. Au dernière nouvelle un État démocratique assurant la sécurité civile reste nécessaire.)
Aujourd'hui on remarquera que les politiciens ne font pas grand chose pour que les gens votent tous. Ils font bien des pétitions de principe mais élus par tous les citoyens ou par à peine 1%, ils sont élus. Par contre, une minorité d'hommes politiques défendra la liberté citoyenne d'être sans État, libre de ses solidarités et exigences à côté de la liberté citoyenne avec l’État offrant une solidarité nationale.
En fait dans la dérive ploutocratique, la majorité des politiciens élus œuvrent plus ou moins consciemment pour que les citoyens les plus laborieux soient pourvoyeurs de fond de l’État, que les plus pauvres soient des usagers dépendants et contrôlés tandis qu'ils permettent aux plus riches d'en être les usagers les plus satisfaits dans la mesure où leurs grandes entreprises ont été et sont subventionnées sans être vraiment contrôlées et surtout sans être en retour de véritables pourvoyeurs de fond dans une proportion comparable (tant au niveau de l'Etat que des citoyens).
Pour approfondir ces idées, on consultera cet autre autre article
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Libellés : Evolution politique et spiritualité., Ken Wilber
samedi 9 avril 2011
QUALITES POUR LA VOIE SPIRITUELLE ou LA COURONNE DES VERTUS.
--> "Quelles sont les qualités nécessaires pour la voie spirituelle ?
Saint Thomas d’Aquin cite saint Grégoire disant qu' « une vertu sans les autres est soit sans aucune valeur, soit imparfaite". Il nous propose une distinction qui permettra mieux de souligner en quel sens la sagesse divine est le couronnement des vertus. Partant du fait qu’on a la vie et que Dieu est la vie, il dit que nous avons telle qualité tandis que Dieu est telle qualité. Ou dit dans les termes de Douglas Harding, le petit moi a des qualités, notre grand Moi est ces qualités.
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Libellés : Au-delà du faux-moi., Douglas Harding, La vision en première personne., Morale et spiritualité., Vision sans tête.
samedi 2 avril 2011
PENSEE TOTALISANTE ET ART DE PENSER INTEGRAL.
Le postmoderne pourra être particulièrement sensible à une spiritualité reliant la singularité de notre personne à celle de l'autre pour approfondir une altérité non séparatrice.
Le postmoderne reconnaîtra des progrès dans certains modes de pensée mais verra d'abord la pluralité du réel, la pluralité de rationalités. Au fond la pluralité d'identités culturelles et spirituelles sera pour lui non synthétisable. Il rejette les tendances totalisantes et totalitaires de la raison moderne.
La non-dualité nous révèle le champ de conscience pure en nous appelant à reconnaître notre non savoir. Mais ce champ de conscience pure quand il reste lié à un art de penser moderne traduisant une nostalgie des visions prémodernes tend à la pensée monologale. Ce n'est pas ici encore le non savoir sceptique relativiste des postmodernes. Le postmoderne exhibe lui différentes interprétations avant d'évoquer un non savoir. Le postmoderne soupçonnera à juste titre le non-mental d'être encore perçu et mal entendu à cause de la manière d'être mentale de celui qui l'expérimente.
La construction mentale qui a permis de pointer la lumière permet certes de détruire l'opercule mental qui lui faisait obstacle mais cette lumière ne finit-elle pas par absolutiser la bâtisse mentale qui a permis l'expérience de cette Lumière ? Certains non-dualistes ont beau prétendre qu'ils ont vraiment vaincu les limites mentales, on ne peut qu'être dubitatif quand ils se mettent à parler politique en lien à sa lumière.
Les traductions politiques de ceux qui s'intéressent à la non-dualité sont bien souvent nostalgiques d'un passé révolu. Et à vrai dire les Eliade, les Julius Evola et bien des lecteurs de Guénon se sont fourvoyés dans les impasses fascistes que le Devenir a montré catastrophique. Bien sûr ne renonçant pas à leur thèse, ceux qui se situent encore dans cette ligne expliquent que l'ignorance a corrompu ces tentatives de rétablissement de l'ordre humain soumis à l'Être. Mais lisons leurs propos, leur art de penser n'est-il pas étranger au plan intuitif créateur qui de toute évidence pour s'élargir a besoin d'une base mentale multiperspectiviste et hyperdialectique ? Certes en pratiquant un art traditionnel jusqu'à laisser la technique s'exécuter sans le parasitage de l'ego on a l'expérience d'une intelligence cosmique mais entre un mouvement cosmique qui remet en ordre et un mouvement cosmique créateur qui bouleverse l'ordre en suscitant une nouvelle manière d'être il y a un fossé...
Sri Aurobindo dit fort bien cela dans Le cycle humain :
La vie diffère de l'ordre mécanique du monde physique, et c'est justement parce que celui-ci est mécanique et qu'il avance immuablement dans les sillons d'habitudes cosmiques invariables, que la raison a été capable d'en user victorieusement. La vie au contraire, est une force mouvante, progressive et évolutive, une force qui exprime toujours plus l'âme infinie cachée dans les créatures, et à mesure qu'elle progresse, elle devient de plus en plus consciente de ses propres variations, diversités et besoins subtils. Le progrès de la vie implique l'expansion d'un nombre immense de choses entremêlées qui sont en conflit les unes avec les autres et semblent souvent s'opposer et se contredire irréductiblement. Trouver parmi ces oppositions quelque point d'appui ou principe d'unité, quelque levier de réconciliation dont on puisse se servir, et qui permettra un meilleur et plus vaste épanouissement sur la base d'une harmonie et non de conflits et de luttes, tel doit être de plus en plus le but commun de l'humanité dans l'évolution de sa vie active, si elle cherche tant soit peu à s'élever au-dessus du mouvement confus, douloureux et obscur de la vie, au-dessus des compromis que la Nature fait avec l'ignorance du mental dans la vie et avec la nescience de la matière. Ceci ne peut se faire vraiment et de façon satisfaisante que lorsque l'âme se découvre elle-même dans sa réalité spirituelle la plus haute et la plus complète et qu'elle opère une transformation progressive et ascendante de ses valeurs vitales en celles de l'esprit; car là toutes ces valeurs trouveront leur vérité spirituelle, et dans cette vérité, le point d'appui de leur reconnaissance mutuelle et de leur réconciliation. La vérité spirituelle est la vérité unique dont toutes les autres sont des aspects voilés, de brillants déguisements ou d'obscures défigurations, et c'est en elle que toutes ces vérités partielles peuvent trouver les formes justes qui leur sont propres et découvrir leurs véritables relations réciproques. Ce travail, la raison ne peut pas le faire. La tâche de la raison est intermédiaire; c'est d'observer et de comprendre cette vie avec l'intelligence, de lui montrer dans quelle direction elle se dirige et les lois de son propre développement sur le chemin. Afin de pouvoir remplir cet office, la raison est obligée d'adopter temporairement des points de vue fixes dont aucun n'est totalement vrai, et de créer des systèmes dont aucun ne peut réellement apporter le dernier mot de la vérité intégrale des choses. La vérité intégrale des choses n'est pas vérité de la raison mais vérité de l'esprit.
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Serge Durand
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Libellés : Evolution de la conscience., Ken Wilber, Sri Aurobindo